Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /2009 12:24

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CHAMESSON,  21
16 rue st Roch 
samedi 26 septembre  14h - 18h30
dimanche 26 septembre 14h - 18h30
samedi 3 octobre 14h - 18h30
dimanche 4 octobre 14h - 18h30 


Par Fabien Ansault
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 18:14
NOUVEAU CABINET DE CURIOSITÉS: TOTEMS
MUSÉE BUFFON
à MONTBARD, Côte d'Or 

du 2 mars au 8 juin 2009
ouvert tous les jours sauf le mardi
10h00-12h00 et 14h00-18h00 
 

L’exposition « Totems », œuvres de Fabien Ansault, s’inscrit dans la continuité du cabinet de curiosités du musée.

Ici, le fantastique et l’art brut cohabitent avec des gravures d’insectes issues de l’histoire naturelle.


Présent et passé se recomposent pour former un autre univers. Juste pour réveiller le Grand Buffon.
François Nédellec, conservateur du musée-site Buffon.
Contact au musée Buffon: 03 80 92 50 42
Rue du  Parc Buffon
21500 MONTBARD
 
Par Fabien Ansault
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /2008 15:25


LES MONSTRES, CA FAIT PEUR LA NUIT

    


 


SANGLIER RIEUR, 205cm

                   (articulé)

 Dans une exposition à voir et à vivre,

Fabien Ansault apprivoise pour nous les monstres

qui hantent la nuit humaine. Il rappelle à la mémoire du grand prédateur :

l’homme que celui-ci eut d’abord à fuir et à se cacher parce qu’il fut

premièrement une proie. Comment expliquer sinon la fascination pour l’os

et les plumes, les crocs et les griffes, la carnivorie et ses restes ?

Pourquoi alors l’invincible tremblement de la chair quand le loup hurle

dans les histoires racontées le soir ? Pourquoi cette inquiétude dans la

forêt d’entendre le piétinement des bêtes et leurs cris qui donnent l’envie

irrépressible de courir ? Et cette panique qui naît chez les petits quand

l’ombre des arbres s’allonge l’hiver et qu’ils doivent rentrer seuls ?

 

Geste de sculpteur autant que de shaman,

le travail de Fabien Ansault convoque les monstres

qui au fond de nos mémoires et de notre imaginaire

témoignent de notre condition archaïque :

l’être humain fut faible et fragile, tremblant à la lisière

de la vie et de la mort, dans le froid d’une première aube,

offert à la faim des grands carnassiers. Pas seulement les enfants

mais tous ceux  qui se réveillent en sursaut la nuit, éclairant

brusquement la chambre, faisant reculer l’ombre, le savent et s’en souviennent.

Dans leur regard halluciné parfois des formes s’attardent.

Ce sont ces fantômes que Fabien Ansault capture,

fossiles de nos peurs les plus anciennes.


Vestiges très réels d’un immémorial passé. Ces traces dérobées


qu’il habille de bois et d’os, de plumes et de fer, évoquent


des trophées de chasses barbares, ou des titans en armures


dont les squelettes blanchissent sur des champs de batailles oubliés.


Ici un samouraï hiératique gardant la porte des royaumes combattants.


Là un serpent à plume, dont les vertèbres décorés s’enroulent


autour d’un totem. Le spectateur stupéfait ralentit,


arrêté par ce regard d’amour et de mort. La prédation est une hypnose,


une transe morbide et érotique dont les reptiles ont fixé


de la manière la plus simple et la plus précise le rite.


D’une beauté étrange et fatale, les monstres prédateurs ou guerriers,


nous rappellent que la mort pour les êtres de chair est souvent une affaire violente.


Mais la grand tuerie des prédateurs s’est achevée au commencement de notre ère.


C’est désormais en maître que l’homme, seigneur des chasses,


règne sur une faune subjuguée et docile.


C’est pourquoi les sculptures de Fabien Ansault sont aussi des reliquaires


d’un monde disparu, un mémorial pour les grands fauves de jadis.


Nous frémissons d’une condition qui n’est plus la nôtre, il est bon


d’en ressentir la peur afin d’en retrouver l’antique humilité.


L’artiste shaman appelle les monstres mais  aussi par la beauté plastique


dont il les pare, sait leur rendre un culte. L’esprit de la bête morte


ne doit pas revenir, il ne doit pas hanter le territoire des vivants.


Le shaman fait offrande de son corps pour demander le pardon du clan meurtrier.


Le totem est un autel propitiatoire. 


Nous n’adorons les prédateurs monstrueux que parce que nous les avons


impitoyablement tués. Ainsi se trouve exposée la cause secrète, inavouable,


maudite du sacré : le massacre.

  Mais l’artiste shaman sait aussi

se faire démiurge, puisqu’il offre un territoire


                                                     visible à tous les animaux qui

 LE MOUSTIQUE, 230cm

 bondissent et na gent dans les  songes des hommes

puisqu’il donne aussi une existence à ceux que l’évolution  ne sut créer.


Et un regret nous étreint à la vue du dauphin d’eau douce cet ami souple


et fidèle que tant d’enfants ont rêvé au bord des rivières. 


L’invention plastique  de Fabien Ansault fait surgir une autre nature,


une terre possible. Il décline ainsi une biologie fabuleuse, avec ses ordres,


ses genres et ses espèces. Naturaliste fantastique il crée au-delà


de la terratologie qui expose dans des bocaux les ratés de la vie,


la science de ses réussites imaginaires. L’insecte à corne, le sanglier rieur


deviennent les compagnons d’étranges promenades.


Ce n’est plus la peur archaïque qu’explore le travail de l’artiste,


mais celle mêlée de curiosité qui naît de la rencontre avec l’étrange.


Cette peur qu’il fait jouer avec humour est aimable. Le spectateur


n’est plus saisi par la transe mais par une surprise amusée. Un dragon s’attarde


longtemps sur votre épaule, à moins qu’il ne s’agisse d’un minuscule saurien,


sentant peut-être que vous pourriez l’adopter. De fascinants les monstres deviennent


familiers.

 

Qu’il soit Shaman ou démiurge, l’artiste qui apprivoise les monstres


est subtilement pédagogue. Car le monstre est un miroir, il envoûte


irrémédiablement celui qui ne veut pas le voir, c’est-à-dire voir en lui-même


la sauvagerie et l’étrangeté toujours possible, au contraire il témoigne


de notre difficile et incertaine humanité quand on le reconnaît comme


un frère humain perdu aux limites de l’humanité.


Le monstre est l’ami des enfants, quand il ne les dévore pas,


car il leur apprend à être des hommes.


C’est pourquoi on viendra voir l’exposition de Fabien Ansault en famille,


pour trouver un totem à la tribu, rêver d’une autre nature ou adopter un dragon volant.


L’art nous fait redécouvrir alors les chemins par lesquels l’humanité s’est perdue


et trouvée, sentiers archaïques et imaginaires des origines et de l’enfance.


Oui, les monstres quand on est homme ça fait vraiment peur, la nuit.


                Emmanuel KROMICHEFF, philosophe, septembre 2008                                   

                                                                          


                                                                                                                                                                                            

                                    GROUPE/ TOTEMS        créations Fabien Ansault

antenne-rateau : 230cm

sanglier aborigène: 195cm

renard ailé: 195cm    






  ANTENNE-RATEAU, 230 cm

                                  





LA FILLE DE COCHISE

(160 cm)














































LE RENARD AILÉ

(195 cm)












LA PEUR DU DENTISTE

(160 ou 320 cm, selon support)




















































LE SANGLIER ABORIGÈNE

(195 cm)






































SAMOURAÏ

(235 cm)









Par Fabien Ansault
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